Risque nucléaire

Chiffres et évènements marquants en PACA

Les communes soumises au risque nucléaire

 

Événements marquants

  • Forbach (France) le 13 aout 1991 : Irradiation accidentelle (brûlures importantes de la peau) de trois employés lors de manœuvres d’entretien. La plus personne la plus exposée décèdera en 2007. Dans cet accident, on constate que des conditions importantes à respecter en matière de sécurité n’ont pas été respectées, à savoir l’interdiction de la mise sous faisceau d’une salle d’irradiation tant que son évacuation n’est pas assurée et l’arrêt de l’installation en cas d’intrusion d’une personne dans la salle où un faisceau de particules est émis.
  • Tchernobyl (Russie) le 26 avril 1986 : Suite à une succession d’erreurs humaines, le réacteur n°4 de la centrale nucléaire explose et libère dans l’atmosphère l’équivalent radioactif de 400 fois la bombe d’Hiroshima. L’événement est présenté comme un accident anodin et les communes avoisines sont évacuées en secret. Ce n’est que 3 jours après l’explosion que le public est informé du drame et évacué dans les 30km autour de la centrale tandis que le nuage continue de s’étendre. Au total, la catastrophe pourrait avoir tué près de 4.000 personnes selon l’OMS. Sur le site, la radioactivité atteint aujourd’hui encore 20 fois les seuils autorisés.
  • Fukushima (Japon) le 11 mars 2011 : Le plus important séisme mesuré au Japon (magnitude 9) provoque un important tsunami (atteignant près de 15 mètres de hauteur) qui inonde la centrale et provoque la perte du système de refroidissement. La dégradation se poursuit jusqu’à l’explosion de 3 des 6 réacteurs de l’usine entre le 12 et le 15 mars.
    L’accident sera classé au plus haut degré de l’échelle de gravité de l’INES. Outre le bilan officiel de 15800 morts attribués au tsunami, l’explosion aura provoqué une importante contamination de l’air, des sols et des écosystèmes marins. Plusieurs dizaines d’années seront nécessaires pour démanteler complétement les installations.

 

Définition

Le risque provient de la survenance d’accidents conduisant à un rejet d’éléments radioactifs à l’extérieur des conteneurs et enceintes adaptés. Les accidents peuvent survenir :

  • lors d’accidents de transport car des sources radioactives sont quotidiennement transportées par route, rail, bateau, voire avion ;
  • lors d’utilisations médicales ou industrielles de radioéléments ;
  • en cas de dysfonctionnements sur une installation nucléaire industrielle. L’accident le plus grave aurait pour origine un défaut de refroidissement du cœur du réacteur nucléaire. En dépit des dispositifs de secours, ce problème pourrait conduire à une fusion du cœur, qui libèrerait dans l’enceinte du réacteur les éléments très fortement radioactifs qu’il contient.

Selon la manière dont les rayonnements radioactifs atteignent l’organisme, on distingue deux modes d’exposition :

  • Exposition externe : la source de rayonnement n’est pas en contact direct avec la personne (irradiation externe) et la dose reçue ne correspond qu’au temps pendant lequel s’est produit l’exposition (substances radioactives sous forme de nuage ou de dépôt sur le sol, sources à usage industriel ou médical…).
  • Exposition interne : le radionucléide pénètre à l’intérieur de l’organisme par ingestion ou inhalation ; on parle alors de contamination interne. L’exposition continue donc au-delà du moment où a eu lieu l’incorporation et décroît en fonction de la période radioactive du radionucléide incorporé et de la vitesse d’élimination par l’organisme.

 
En savoir plus :
Risque : Risquesmajeurs.fr
Effets sur l’organisme : Commissariat à l’énergie atomique

 

Connaissance

Une échelle internationale a été établie pour caractériser les incidents et accidents nucléaires. Il s’agit de l’échelle INES (de l’anglais « International Nuclear Event Scale »). Les événements de niveaux 1 à 3, sans conséquence significative sur les populations et l’environnement, sont qualifiés d’incidents, ceux des niveaux supérieurs (4 à 7), d’accidents.
Le septième niveau correspond à un accident dont la gravité est comparable à la catastrophe de la centrale nucléaire de Tchernobyl.

 
RTN_INES
 

Prévention

Un examen approfondi de l’historique des catastrophes naturelles est mené lors de la conception des centrales nucléaires. Elles sont ensuite conçues pour résister aux pires catastrophes advenues dans les 1000 années précédentes. Un retour d’expérience est ensuite tiré de chaque incident pour améliorer le niveau de sûreté des centrales.

Les INB (Installations Nucléaires de Base) regroupent les installations nucléaires fixes par opposition aux installations mobiles comme certains navires militaires. La législation fixe des règles strictes d’exploitation, ainsi que de protection des travailleurs et du public contre les dangers des rayonnements ionisants. L’État exerce un contrôle sur ces installations par le biais de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

L’ASN s’appuie notamment sur l’expertise de l’IRSN. L’institut de radioprotection et de sûreté nucléaire dispose de réseaux permanents de surveillance de la radioactivité de l’air implantés sur le territoire français. En cas d’élévation anormale de la radioactivité, l’IRSN recherche immédiatement l’origine de cette élévation et prévient les autorités.
Par ailleurs, en vue de compiler l’ensemble des informations liées à la radioactivité de l’environnement en France ont créé le site internet http://www.mesure-radioactivite.fr. Différents organismes y mettent leurs mesures à disposition du public, à raison de 15.000 mesures par mois en moyenne.

En savoir plus :
Législation : Loi TSN
Contrôle des installations
Autorité de Sûreté Nucléaire : ASN
Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire : IRSN
Mesures de la radioactivité en temps réel

 

Prévision

Les PPI nucléaires en région PACA
 

Afin de lutter contre les risques de contamination interne par des éléments radioactifs, les PPI relatifs aux établissements nucléaires prévoient la distribution de pastilles d’iode. En cas de rejets dans l’atmosphère d’iode radioactif (produit de fission) issu des réacteurs nucléaires, et sur ordre du Préfet, la population est invitée à absorber ce médicament. Cette mesure permet de saturer la thyroïde en iode et empêcher ainsi l’iode radioactif de s’y fixer afin de limiter les risques de cancer.
Cette mesure est forcément accompagnée d’une évacuation ou d’une mise à l’abri.

Ces comprimés sont distribués dans les environs immédiats des sites radioactifs, mais des stocks nationaux existent également.

 

Information

Tous les cinq ans, l’exploitant doit fournir aux populations riveraines des INB une information spécifique sur la nature du risque, les moyens de prévention mis en place, ainsi que sur les consignes à adopter.

Au niveau local, les CLI (Commissions Locales d’Information) sont chargées de l’interface entre l’exploitant et ses riverains.

En savoir plus :
CLI Cadarache : Cliquez ici.
CLI Marcoule: Cliquez ici.
CLI Tricastin: Cliquez ici.
 
Consignes générales
 
AVANT : S’organiser et anticiper

PENDANT : Se mettre à l’abri

  • La première consigne est le confinement
  • L’évacuation peut être commandée secondairement par les autorités (radio ou véhicule avec haut-parleur).

APRES

  • Agir conformément aux consignes :
  • Si l’on est absolument obligé de sortir, éviter de rentrer des poussières radioactives dans la pièce confinée (se protéger, passer par une pièce tampon, se laver les parties apparentes du corps, et changer de vêtements) ;
  • En matière de consommation de produits frais ;
  • En matière d’administration éventuelle d’iode stable ;
  • Dans le cas, peu probable, d’irradiation : suivre les consignes des autorités, mais toujours privilégier les soins d’autres blessures urgentes à soigner ;
  • Dans le cas de contamination : suivre les consignes spécifiques.

 

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